Revue de presse............ la plus récente...... Journal le SOLEIL, Québec, le mardi 2 septembre 2003, sous ls plume du journaliste Nicolas Houle nhoule@lesoleil.com Fiesta afro-cubaine Le 18e Festi Jazz s'achéve sur des airs de big band. RIMOUSKI - Le Festi Jazz s'est clos dimanche avec tout le faste propre aux grands ensembles. En compagnie du Montréal Jazz Big Band, la pianiste Lorraine Desmarais a offert une performance enflammée, où le répertoire afro-cubain était à l'honneur. |
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| Si le bas du fleuve est habituellement reconnu pour la
fraîcheur de sa température, dimanche (31 août 2003), la salle Georges-Beaulieu était
l'hôtesse d'un microclimat: il y faisait chaud, très chaud ! Ce n'était ni en raison
d'une surchauffe des radiateurs, ni faute d'aération, mais plutôt que le jazz latin
brûlait à travers le jeu de Lorraine Desmarais et des 16 musiciens du Montréal Jazz Big
Bnad, sous la houlette de Philippe Hudon. Malgré son imposant magna sonore, la troupe aura mis un certain temps avant de sa placer et de faire fonctionner la machine à plein régime. Au cours des deux premières pièces, on sentait que la pianiste et l'ensemble jouaient la carte de la prudence, demeurant rivés à leurs partitions plutôt que de tenter de les transcender. Ça s'est décrispé d'un seul coup avec la Rumba Urbana d'Oscar Hernandez. Dès lors, les qualités des musiciens ont commencé à prendre du relief: l'excellente section rythmique s'appliquait à tisser un tapis de percussions sur lesquelles les cuivres pétaradants - tout comme le piano - prenaient leur envol sans aucun mal. L'ascension s'est poursuivie jusqu'à la version pertinente de Donna Lee, de Charlie Parker, et, surtout, de la tornade Caribe, de Michel Camilo. Sur cette dernière, le jeu nerveux et rigide de Desmarais était à son meilleur, |
tandis que Hudon menait son big band avec poigne et
précision. IMPERFECTIONS Cette ultime soirée aura donc été des plus agréables, sans être parfaite. On ne peut passer sous silence que la pianiste avait parfois du mal à faire preuve de retenue et qu'elle privilégiait les bouquets de notes touffus, comme si elle se sentait forcée de multiplier les prouesses afin de contrebalancer le poids de l'ensemble. Quant aux arrangements de Hudon, presque toujours pertinents, ils avaient, ça et là, des couleurs académiques, notamment sur A Time for love, de Mandell. Cela dit, ces éléments n'ont pas terni ce dernier grand spectacle du 18e Festi Jazz, qui s'est avéré une réussite
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